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23 Sep 2021

Togo : les réformes électorales seront faites après les élections régionales 

Le gouvernement a l’intention d’accélérer le processus en vue des élections régionales. Et les réformes électorales proposées à la Concertation entre acteurs politiques (CNAP) viendraient après la mise en place des institutions comme le Sénat et la Cour constitutionnelle. C’est ce que Jean-Pierre Fabre rapporte d’une rencontre qui a eu lieu mardi dernier avec le ministre de l’administration territoriale, Payadowa Boukpessi. L’Alliance nationale pour le changement (ANC) se dit préoccupée. La gestion que le gouvernement fait du Covid-19 inquiète ce parti.

Pour le gouvernement, ont souligné les premiers responsables de l’ANC, les réformes électorales viendraient après la mise en place des institutions comme le Sénat et la Cour constitutionnelle.

« De sorte que l’opposition et le gouvernement travailleraient ensemble au sein des institutions, à l’amélioration du cadre électoral », a-t-on souligné lors de la conférence de presse.

Une idée qui déplaît pas à l’ANC. Jean-Pierre Fabre dit avoir fait des observations au ministre.

« Les élections au Togo donnent toujours lieu à des contestations en raison de l’absence de consensus sur le cadre électoral. Il faut en finir avec l’organisation d’élections dans la précipitation et l’improvisation », dit M. Fabre.

Pour l’ANC, puisque l’organisation des élections régionales ne dépend d’aucune échéance constitutionnelle et que c’est la volonté du gouvernement qui les détermine, il est raisonnable d’améliorer le cadre électoral avant toute élection.

« Il serait donc judicieux de mettre le temps à profit pour rechercher un consensus sur le cadre électoral, en améliorant plusieurs de ses éléments constitutifs notamment le fichier électoral, la CENI et la Cour constitutionnelle », propose ce parti.

'La gestion du Covid-19 pâtit des inconséquences du pouvoir en place'

L’ANC s’est aussi prononcée sur les dernières actualités liées à la gestion de la question du Covid-19. Pour ce parti, la gestion de la pandémie pâtit des inconséquences du pouvoir en place. Ce parti d’opposition dit avoir fait ce constat depuis les commandes des premiers respirateurs jusqu’à celles des vaccins en passant par les bavures policières ‘mortelles’.

« Et les récentes sorties des autorités togolaises sur la question ne semble pas corroborer l’application d’une stratégie transparente et cohérente permettant de juguler efficacement la pandémie tout en respectant les libertés fondamentales des citoyens », indique l’ANC.

Cependant, Jean-Pierre Fabre a appelé les Togolais à aller se faire vacciner. Selon lui, l’immunité collective est une question de survie.

 « Je suis pour la vaccination. Je ne vois pas comment on peut venir à bout de cette pandémie si la majorité de la population refuse de se faire vacciner au risque de contribuer à ce qu’on n’atteigne l’immunité collective », a-t-il lancé.

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