vendredi, juin 24, 2022
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    Faure Gnassingbé à Doha : ‘la hausse du coût de la vie et la sécurité sont les principaux problèmes du Togo’

    Le chef de l’Etat togolais est à Doha au Qatar où il prend part au 2ème forum économique annuel de ce pays. Dans une session consacrée au Togo mardi à ce forum, Faure Gnassingbé a, en anglais, devant des représentants d’institutions financières et diplomates, déclaré que son pays fait face à 2 problèmes majeurs : la hausse du coût de la vie et le problème de sécurité.

    Il a reconnu qu’il y a urgence et dit ce qu’il fait pour permettre au Togo de faire face à ces problèmes.

    Selon le chef de l’Etat togolais, en tête des problèmes et crises au Togo, il y a d’une part les conséquences de la succession de crises avec à la clé la hausse du coût de la vie pour les populations et d’autre part, le problème de sécurité dans la sous-région ouest africaine.

    « Au sein de l’Afrique de l’ouest, nous qui avons la même devise, nous avons des taux d’inflation d’à peine 1 à 2%. 6% c’est trop pour nous. Nous sommes en urgence et ce que nous avons fait au Togo, c’est d’essayer de plafonner la hausse des prix du carburant, du blé, du maïs et des aliments de base. Mais, cela ne sera pas durable dans le futur parce que cela nous coûte à peu près 20 millions de dollars chaque mois. Nous essayons de mettre en place une nouvelle stratégie pour le moyen et le long terme », a-t-il indiqué.

    En termes de stratégie, dit-il, il donne 2 exemples notamment du blé et des transports.

    « Pour le blé par exemple, c’est d’introduire 40% de farine de manioc dans la fabrication de pains. Cela réduit le montant de la subvention que nous donnons. Pour ce qui est du transport en lien avec les prix du carburant, quand on fixe les prix, c’est pour tout le monde, on ne peut pas cibler les populations vulnérables. Chez nous, la plus populaire manière de se déplacer, c’est la moto et nous avons inauguré notre première usine d’assemblage pour les motos électriques », a-t-il expliqué notant que cela a de l’impact.

    Pour Faure Gnassingbé, les problèmes de sécurité dans la sous-région ouest africaine affectent 2 points principaux. L’insécurité, dit-il, coûte des vies humaines aux pays touchés et empêche les efforts d’attirer les investissements.

    « La perception du risque est plus élevée et le coût de l’investissement aussi est élevé », a-t-il souligné.

    Pour le président togolais, avec la nouvelle tendance de l’économie et la perturbation des chaînes d’approvisionnement, une nouvelle chance s’offre aux pays africains.

    « Nous avons la chance dans nos pays de bâtir des industries intégrées comme le textile. Aujourd’hui au Togo, nous essayons de mettre en place 5 industries de textile et cela a commencé il y a 2 ans, en prenant avantage sur la crise sanitaire », a-t-il dit.

    A la question de savoir si les Togolais se portent mieux qu’il y a 5 ou 10 ans sous sa présidence, M. Gnassingbé dit ‘oui’.

    « Je pense que les chiffres le disent en termes de revenus, de PIB par habitant et de sécurité sanitaire. Avant la pandémie, les taux de croissance dans la sous-région ouest africaine étaient entre 5,1 et 5,5%. Je pense que c’est le plus tangible chiffre qui montre que les choses allaient mieux avant la pandémie », a-t-il déclaré.

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