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Des femmes productrices, transformatrices et commerçantes membres du Réseau national des femmes agricultrices du Togo (ReNaFAT) étaient en assemblée générale ordinaire ce mardi à Lomé. Pendant des heures, ces femmes déléguées venues des différents coins du Togo et réunies autour du thème : ‘la place de la femme rurale dans le développement de l’agriculture togolaise’ ont fait le bilan des 11 dernières années, renouvelé leurs instances dirigeantes et défini de nouvelles perspectives.
C’est en présence des représentants des ministères de l’agriculture, de l’élevage et du développement rural, de l’environnement et des ressources forestières et de la promotion de la femme et de différentes organisations internationales. La Coordination togolaise des organisations paysannes et de producteurs agricoles (CTOP) a été représentée par son président du conseil d’administration.
Tout a commencé avec le mot de la présidente par intérim de ce réseau, Charity Attikpo. Créée le 23 octobre 2012 à Lomé, a-t-elle lancé, cette organisation qui regroupe des femmes rurales des villages, cantons et préfectures du Togo et qui défend les intérêts des femmes rurales, compte aujourd’hui plus de 41.000 femmes agricultrices, transformatrices et commerçantes.
« Nous contribuons énormément aux travaux agricoles de tous les genres en faisant fonctionner l’économie locale. Malgré tout, les difficultés restent nombreuses », a relevé Mme Attikpo.
Ces difficultés, selon elle, sont liées à l’accès des moyens de production notamment la terre, le crédit et les intrants. A ces difficultés, elle a ajouté le manque de facilité et de moyens de transformation des produits agricoles, des pertes post-récolte, la faible productivité agricole, le manque de moyens de valorisation, d’équipements et de technologies appropriés de transfert et d‘emballages des produits.
Le ReNaFAT reconnaît que des efforts sont faits par le gouvernement et les partenaires non gouvernementaux pour venir à bout de ces difficultés. Tout en saluant le leadership de la CTOP, la vice-présidente du ReNaFAT a fait savoir que cette assemblée générale ordinaire est un tournant important afin, dira-t-elle, de redynamiser le réseau.
Le président de la CTOP, Olou-Adara Ayefoumi, dans son discours de circonstance, a reconnu que les femmes occupent une place importante dans le secteur agro-sylvo-pastoral et halieutique. « Elles sont très actives dans la production, la transformation et la commercialisation des produits agricoles. Malheureusement, elles n’ont pas les mêmes facilités que les hommes. C’est pourquoi la question des femmes mais aussi des jeunes constitue une priorité dans les interventions de la CTOP et aussi dans celles du gouvernement et celle de différents programmes », a-t-il précisé.
Pour lui, le renforcement de la gouvernance du ReNaFAT et le développement de ses services aux membres, consolidera son audience vis-à-vis de l’Etat et des partenaires techniques et financiers. La CTOP, a-t-il dit, a renouvelé sa disponibilité à soutenir le ReNaFAT.
Pour le gouvernement à travers la représentante du ministère de l’agriculture, la situation des femmes au Togo demeure fragile, surtout celle des femmes rurales. Les initiatives, a-t-elle dit, se multiplient pour mettre en œuvre une politique de la promotion de la femme.
A la fin des travaux, Colette Noumpoa Nakpergou a été élue nouvelle présidente du ReNaFAT. Elle dirigera un nouveau bureau du conseil d’administration composé de 9 membres. Un comité de contrôle et de surveillance a également été mis en place et est composé de 3 membres.
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