Nicolas Lawson souhaite les réformes constitutionnelles et institutionnelles au Togo. Mais ces réformes, selon le président du Parti du renouveau et de la rédemption (PRR), ne doivent pas être réalisées par l’Assemblée nationale actuelle présidée par Dama Dramani. L’institution parlementaire issue des élections législatives de juillet 2013, selon lui, n’est pas habilitée à faire ces réformes, son mandat de 5 ans étant à terme.
De plus, ajoute-t-il, la constitution en vigueur n’a pas prévu la prolongation de son mandat par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO), encore moins par une quelconque institution supranationale.
Pour M. Lawson qui intervenait ce jeudi sur une radio, les 91 députés sont ‘illégitimes’ et ‘illégaux’ pour donner au Togo les réformes attendues par les populations. Il les accuse même de haute trahison et de crime contre le peuple pour avoir délibérément fait obstacle au projet de loi de révision de la constitution déposé devant eux par le gouvernement en juin 2014 et aux propositions de loi introduites par l’opposition parlementaire pour le même objectif.
A en croire Nicolas Lawson, ce que racontent ou font actuellement les politiciens à l’Assemblée nationale, est drapé de faussetés évidentes, d’infractions du droit et de la morale. L’acteur politique fait ainsi allusion aux discours faits lors de l’ouverture de la 2ème session parlementaire de l’année 2018 le mardi dernier.
Il dit lire derrière les actuelles intentions de faire les réformes à l’Assemblée nationale, une ‘délictueuse’ et ‘délirante’ tentative de reprendre la main après avoir fait obstacle aux nombreuses occasions qui leur étaient offertes.
Seul le peuple togolais a la souveraineté et peut remédier à cette anomalie, soutient-il ajoutant que le chef de l’Etat réputé être élu par le peuple, peut faire exception à cette règle.
Pour rappel, suivant le chronogramme établi par le comité de suivi de mise en œuvre de la feuille de route de sortie de crise proposée par la CEDEAO, les réformes doivent être faites à l’Assemblée nationale au plus tard le 20 novembre prochain.







