Depuis ce lundi matin, les 400 élèves des dix (10) Instituts médico-psycho pédagogiques (IMPP) l’Envol sur toute l’étendue du territoire national sont à la maison et il en sera ainsi jusqu’à nouvel ordre, selon les enseignants de ces écoles.
Mécontents des affectations et des mutations « punitives » sorties ce vendredi par le directeur administratif de l’IMMP, Yempape Barigue, ces enseignants, avec à leur tête les délégués principaux et leurs suppléants venus de Dapaong, Sokodé, Atakpamé, Kpalimé, ont observé un sit-in « spontané » ce lundi à leur direction générale à Lomé. Les enseignants de ces enfants en situation de handicaps mentaux réclament le départ ‘immédiat’ et ‘sans condition’ du directeur administratif.
« Ces décisions d’affectation et de mutation disloquent tout le personnel expérimenté d’un centre entier, y compris la directrice, en laissant les enfants souffrant de handicap mental entre les mains des volontaires stagiaires qui n’ont aucune formation », a narré Komi Tsogbé, délégué principal de l’IMMP l’Envol.
Selon lui, c’est une nouvelle situation qui fait déborder un vase déjà trop plein. « C’est un directeur qui n’a jamais respecté les décisions de sa hiérarchie, il nourrit un mépris total à l’égard du personnel qui se sacrifie à ce dur labeur qu’est la prise en charge des enfants en situation de handicap mental, et son arrogance est exacerbée. Tout cela mécontente la base qui s’est dit que trop c’est trop et qu’il n’est pas l’homme de la situation », a-t-il souligné.
Pour ces enseignants mécontents, les enfants resteront à la maison jusqu’à satisfaction de leurs revendications.
A la suite du sit-in, il s’en est suivi une assemblée générale extraordinaire au cours de laquelle les enseignants grévistes ont décidé d’adresser un courrier à leur ministre de tutelle qui n’est autre que Tchabinandi Kolani Yentcharé, ministre de l’Action sociale, de la promotion de la femme et de l’alphabétisation.
Les enseignants de l’IMMP se disent ouverts aux discussions mais pour eux, le départ du directeur administratif est non négociable.
En plus de la réclamation du départ de leur supérieur, le personnel de ces écoles brandit une plateforme revendicative datant de juillet 2016, réactualisée en novembre 2017 et comportant quatorze (14) points, notamment l’augmentation de certaines primes, l’ouverture du centre de formation de Kégué fermée depuis 2011 dont la fermeture prive les enfants-adultes d’éducation.







