Le Togo n’est toujours pas prêt à ratifier le 3ème protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l’enfant (CDE), établissant une procédure de présentation de communications, c’est-à-dire permettant aux enfants d’ester en justice au Togo et de porter plainte contre ceux qui violent leurs droits devant le comité de Genève.
Mais en matière de budgétisation sensible aux droits de l’enfant, du chemin a été fait. On note également que du chemin a été fait en matière de soumission de rapports dus devant les comités de Genève et d’Addis-Abeba, même si le pays n’a pas encore soumis ses 5ème et 6ème rapports.
C’est ce qu’on peut retenir de la table ronde qui s’est tenue ce vendredi à Lomé entre les Organisations de la société civile (OSC) et le gouvernement s’est tenue ce vendredi sur le 3ème protocole susmentionné et sur la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant (CADBE).
Ces trois (3) sujets font l’objet de plaidoyers dans le cadre du projet « suivi des droits de l’enfant et redevabilité de l’Etat au Togo », en plus simple le Child Right Monitoring (CRM).
Initiée par le Forum des organisations de défense des droits de l’enfant (FODDET), cette rencontre a été le lieu où les représentants des OSC et du gouvernement ont échangé sur l’importance de la ratification du 3ème protocole, l’élaboration et la soumission des rapports dus pour l’Etat et l’importance de la budgétisation sensible aux droits de l’enfant.
Selon Fabienne Atakora, jeune adolescente représentant les enfants togolais, le 3ème protocole permet à l’enfant de saisir le comité de Genève mais aucun enfant ne peut utiliser « anarchiquement » ce droit contre l’Etat. La ratification de ce protocole, a-t-elle poursuivi, renferme plusieurs avantages pour l’Etat.
« Il permettra une plus large visibilité du Togo en tant qu’Etat où les droits de l’enfant sont respectés. C’est une porte ouverte aux partenaires financiers et un renforcement de la mise en œuvre effective des droits de l’enfant et crédibilise les organes judiciaires du Togo tout en garantissant une justice impartiale pour les enfants », a-t-elle énuméré.
Prenant la parole à l’ouverture de cette rencontre, le président du FODDET, Paul DOTCHEVI s’est félicité de l’avènement du CRM au Togo en ce qu’il témoigne de l’intérêt que les OSC et les ONG portent à la question de l’enfant au Togo.
« Grâce au CRM, les OSC togolaises peuvent se targuer de contribuer à une véritable promotion des droits de l’enfant. Ce projet nous permet d’avoir des OSC d’enfants assez fortes », a-t-il déclaré.
Mis en œuvre depuis janvier 2015 et financé par l’Agence suédoise de développement international à travers Plan International, le CRM vise à soutenir les Organisations de la société civile (OSC) par le renforcement de leurs capacités institutionnelles, en vue de la mise en œuvre des droits de l’enfant au Togo.







