Le chef de l’Etat, Faure Gnassingbé utilise-t-il la commission de réflexion sur les réformes politiques qu’il a mise en place et à la tête de laquelle il a nommé Awa Nana-Daboya, comme un paravent pour refuser de réaliser lesdites réformes ?
Au Comité d’action pour le renouveau (CAR), l’un des plus vieux partis de l’opposition togolaise, on estime qu’il ne peut en être autrement.
Dans un communiqué rendu public ce mardi, le parti politique de Me Yawovi Agboyibo rappelle que c’est par la même manœuvre d’une « prétendue recherche de la volonté des populations » que le régime du Rassemblement du peuple togolais (RPT), aujourd’hui Union pour la République (UNIR) s’est employé en 1989 à camoufler son refus d’ouvrir le pays au multipartisme, ‘en se prévalant des conclusions d’une tournée nationale similaire à celle en cours’.
La suite, poursuit le document, ce sont les soulèvements du 5 octobre 1990 et du 16 mars 1991. « En 1991, on aurait évité au Togo des morts de la lagune de Bè et bien d’autres massacres si le RPT ne s’était pas évertué à étouffer les aspirations de nos populations », relève le parti des déshérités.
Me Agboyibo appelle donc le chef de l’Etat, Faure Gnassingbé au respect des engagements qu’il a pris dans l’Accord politique global (APG) qui, souligne-t-il, a prévu dans son chapitre III le cadre approprié pour résoudre par consensus les « sujets éminemment complexes de réformes institutionnelles et constitutionnelles ».







