Pour trouver des ébauches de solution à ces difficultés qui entourent le travail de cet acteur incontournable dans la chaîne logistique du commerce, il se tient depuis ce mercredi à Lomé, la 2ème édition des Journées du commissionnaire en douane agréé, placées sous le thème : « quelle protection juridique pour le commissionnaire en douane agréé dans l’exercice de sa profession ? ».
A l’ouverture de ces rencontres organisées par l’Union professionnelle des agréés en douanes (UPRAD-Togo) et où seront abordées pendant trois (3) jours avec les experts juristes, la situation du commissionnaire en douane agréé, lorsqu’il est en contentieux avec les services judiciaires ou en conflit avec la loi pénale, plusieurs personnalités ont eu à se prononcer sur cette situation.
Pour le contre-amiral, Fogan Adégnon, directeur général du Port autonome de Lomé (PAL), il s’agit de situer les responsabilités de l’acteur en question, « responsabilités sans lesquelles le caractère répressif de son action ne pourrait être recherché », a-t-il mentionné.
« La déclaration que fait le commissionnaire en douane agréé influe sur les montants des factures à payer auprès du manutentionnaire, de la douane, du port et bien d’autres acteurs », a-t-il souligné, arguant qu’il est constant d’observer que certains parmi les commissionnaires sont loin d’être « honnêtes » et se laissent aller au « gain facile ».
« Face aux défis de la mondialisation et de l’intégration qui impose une compétitivité des prix et la qualité des services, l’assainissement de votre profession et sa protection juridique constituent des exigences majeures », dira pour sa part, Germain Essohouna Méba, président de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCIT).
Il se dit persuadé que des discussions, jailliront des résolutions et recommandations qui, a-t-il relevé, « apporteront des changements positifs à la profession des commissionnaires en douane et lui donneront ses lettres de noblesse d’antan ».
Au menu des discussions, deux (2) communications : ‘les infractions douanières et leur poursuite dans la législation togolaise’ et 'le commissionnaire en douane agréé et le secteur informel : cadre de collaboration, limites et perspectives’.
A cette même occasion, il sera question, selon le président de l’UPRAD-Togo, Yves Badassou, de poursuivre des discussions pour la constitution de la fédération des commissionnaires en douane agréés de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA). Voilà pourquoi sont venus prendre part aux travaux à Lomé, des commissionnaires en douane agréés venus du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Niger et du Sénégal.
Prennent également part aux travaux, les autres acteurs de l’écosystème portuaire notamment les manutentionnaires, les consignataires, la Société d’exploitation du guichet unique pour le commerce extérieur (SEGUCE), les services de l’Office togolais des recettes (OTR), du PAL, les transporteurs et les opérateurs économiques du port.
Pour rappel, la première édition des journées du commissionnaire en douane agréé s’est déroulée en janvier 2017 sous le thème : « place du commissionnaire en douane agréé dans la chaîne logistique internationale ».