C’est ce qui ressort d’un communiqué rendu public ce vendredi par la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH). Pour arriver à cette conclusion, la commission présidée par Alilou Sam-Dja Cissé dit avoir dépêché sur les lieux une équipe aux fins d’investigations, conformément à son mandat.
Le passage à tabac des populations de ce canton, indique le document, est fondé sur des « rumeurs alarmistes de nature à semer la confusion et la psychose au sein des paisibles populations ».
La CNDH lance donc un appel à la classe politique et à toute la population togolaise à la modération et à se départir de tout propos ou comportement susceptible de nuire au dialogue politique en cours.
En dernier lieu, la commission exhorte les protagonistes de la crise que sont le pouvoir de Faure Gnassingbé et la coalition des 14 partis politiques de l’opposition à privilégier la « fibre patriotique » et l’intérêt supérieur du Togo aux fins de donner une chance au dialogue.
C’est la deuxième fois que le passage à tabac des habitants de Kparatao est contesté. La première fois, c’était le ministre de la Sécurité et de la protection civile, le colonel Yark Damehame qui est monté au créneau pour dire qu’il n’y a rien eu à Kparatao.
La coalition des 14 persiste et signe que les populations ont bel et bien été passés à tabac dans ce canton d’où est originaire le leader du Parti national panafricain (PNP), Tikpi Atchadam.