Selon lui, il appartient aux journalistes de ne pas jeter de l’huile sur le feu, en ces temps de crise sociopolitique que traverse le pays.
« Un journaliste, avant de rapporter un fait, peu importe là où il se trouve, doit vérifier l’information. Il ne faut pas être le rédacteur de quelqu’un qui a un agenda caché », a-t-il indiqué.
Le ministre de la sécurité aussi n’a pas loupé cette occasion pour dire un mot aux médias représentés à cette rencontre avec la presse togolaise et internationale. « N’encouragez pas les gens à vous exploiter et à vous dénigrer », a-t-il ajouté à tout ce que son collègue a souhaité.
Au cœur des échanges entre les deux (2) ministres et les journalistes, il a été question de l’ « expédition punitive » que les populations de Kparatao, le village du leader du Parti national panafricain (PNP), Tikpi Atchadam, auraient subies de la part des militaires, selon la coalition des 14 partis politiques de l’opposition. C’est l’une des deux raisons pour lesquelles cette coalition rompt avec son engagement pris au cours du dialogue et projette une manifestation de quatre (4) jours la semaine prochaine.
A en croire le ministre de la sécurité, personne n’a été touchée par les militaires. Pour lui, l’opposition peut manifester tant qu’elle voudra. Néanmoins, il n’y aura pas de marche dans les villes de Mango, de Bafilo et de Sokodé, trois localités dans lesquelles le gouvernement ne tolère aucune action publique de l’opposition qui réclame le retour à la constitution de 1992.