D’une durée de 18 mois et financé à hauteur de 18 millions par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), le Fonds mondial pour l’environnement (FEM) et l’ONG DYVOSO, ce projet a plusieurs facettes.
« Le projet vise à contribuer surtout à une meilleure gestion des déchets papiers et cartons usés à travers une revalorisation à des fins de fabrication des objets utiles, notamment des meubles, des armoires et étagères pour des écoles publiques », a lancé Palou-Poukin Kombate, Directeur exécutif de l’ONG en question.
Ce projet, en soi, est une puissante opportunité de lutte contre le changement climatique par la gestion des déchets. Selon une étude réalisée en 2018 au Togo, le déchet papier dépasse de loin le déchet plastique.
Ce projet se présente également comme un puissant levier de lutte contre la déforestation et la coupe abusive des arbres, même hors forêt. Pour fabriquer une tonne de papiers, il faut couper 17 arbres.
A terme, ce sont 60 tonnes de papiers et cartons qui seront recyclés et valorisés. Un dispositif de collecte de ces papiers et cartons a été mis en place. Le projet cible tout utilisateur, notamment l’administration publique et les privés qui seront sensibilisés et auprès de qui la matière première sera collectée.
De l’unité de production, sortiront 315 tables bancs et 20 tables de bureau au profit de 630 élèves et 20 enseignants.
Autre résultat important, 10 emplois verts et stables et 120 emplois indirects seront créés.
Voici les caractéristiques des produits qui sortiront de l’unité de production : les papiers et cartons recueillis seront passés au thermopresseur pour les rendre compacts au maximum. Des revêtements les rendront beaux avec une étanchéité pour que l’eau n’ait pas accès. Brefs, les produits sont faits pour durer assez longtemps dans le temps. Lorsqu’une armature est brisée, l’ONG se charge de la remplacer sans tarder.
Selon l’ONG DYVOSO, ce projet se veut pérenne. Afin de pouvoir faire bénéficier d’autres établissements scolaires, les élèves utilisateurs des tables-bancs vont payer annuellement une modique somme de 500 francs chacun. Avec ce fonds, les porteurs du projet comptent assurer sa pérennité.